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Giovanni Segantini, Nature morte aux légumes (1886)
Le rouge du piment, celui de la tomate, Luisent joyeusement contre le petit mur. Le bel oignon de cuivre et le melon trop mûr Joignent leur blondeur fauve à la gamme écarlate.
Des grains de malaga qui font songer aux dattes Achèvent de confire au haut du petit mur. Le cardonnette en fleurs mêle une ombre d'azur Aux doigts fins de l'hysope offrant ses aromates,
Mais le crépi de cahxu qui par morceaux éclate Semble jusqu'à la nuit, le long du petit mur, Réfléchir un soleil si blanc, tapant si dur, Que les lézards ont dû fermer leurs yeux d'agate.
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Jean Dupertuis, « Langue Maternelle et poésie: Éducation créatrice »
in La revue du Caire No. 116, Janvier 1949, 12e année, pp. 89-111.
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