| Le chemin des jardins |
![]() Jusqu’ici le cœur se cachait dans l’arbre et l’arbre touffu savait le défendre. Mais les émondeurs tourmentèrent l’arbre. Le cœur s’en alla. Dans le vieux jardin le lierre espéra. Mais le nouveau maître en voulait au lierre et tout ce qui grimpe et tout ce qui dure fut déraciné. Au bord du grenier les nids d’hirondelles auraient pu cacher le cœur exilé Mais sous un toit neuf que peut la gênoise dans sa nudité ? Ni toit ni jardin n’ont plus d’ombre sûre. Si même la sauge avait refleuri, rien ne cacherait la Vierge Marie. Quand l’arbre n’eut plus que deux bras en croix où le cœur s’en fut, on ne le sait pas.
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