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[ Réaction suite à l’article d’Anne Pascal du 6 juin 1989 ]


Sabine Sicaud
Mlle Georgette CONVERSET
In Le Citoyen Libre, 21 juillet 1989

          L’article d’Anne Pascal publié le 6 juin 1989, dans Le Citoyen Libre – Chez Nous, a des qualités que je ne chercherai pas à analyser car elles sont évidentes et je me bornerai à souligner l’émotion qui peut saisir les très rares vieux amis de « La Solitude » lorsque sont évoqués « La Solitude » et son petit elfe, Sabine.

 

         Toutefois, j’ai personnellement été surprise du titre de cet article.

         D’abord, comment l’interpréter ? Faut-il comprendre que c’est « La Solitude » (ce manoir enchanté, thème de rêve de l’enfant poète) qui recèle un poison sans antidote… Ou ce titre est-il limité au destin de Sabine ?

 

          Les deux hypothèses me paraissent bien loin de la vérité : le manoir fut, lui-même et par tous ceux qu’il attira, une source inépuisable d’inspiration pour Sabine et un recours au cœur de ses souffrances. Même après la disparition de l’enfant-fée, lorsque ses parents revinrent de leur exil de deuil, « La Solitude » redevint synonyme de culture, de curiosité d’esprit et de chaleur humaine. Pendant la guerre, elle fut le refuge sans faille, source cachée d’un héroïsme efficace et d’un réseau de sauvetage dont nous n’avions pas le droit de parler.

 

          S’il est vrai que la mort avait frappé l’enfant géniale et, par elle, à jamais, ceux dont elle avait été l’âme, en revanche le courage, l’ardeur intellectuelle et, surtout, l’inépuisable générosité de cette famille ne permettent de penser qu’au rayonnement de vie qui fut « La Solitude » tant que vécut la mère de Sabine, Marguerite GINET-SICAUD…

 

          Ce touchant article sur le jeune poète disparu essayant de brosser, en toile de fond, le milieu qui fut le sien, je regrette qu’il ne porte pas la touche des rares témoins de cette époque lointaine : notamment celle des articles de Marguerite RICHARDSON dans les revues agenaises et surtout celle de Jacques RAPHAEL-LEYGUES dont les conférences sur Sabine SICAUD, à Paris, furent aussi riches qu’émouvantes.

 

          Enfin, je tiens à faire une mise au point et à rendre hommage à un homme que l’on a oublié peut-être, alors que lui était d’une surprenante fidélité : je crois INDISPENSABLE (et je souligne) de préciser que si, trente-deux ans après les Poèmes d’enfant, d’autres poèmes de Sabine SICAUD ont pu être publiés par Stock, c’est grâce à la décision de Jacques BORDENEUVE, alors Ministre, qui voulut que le premier ouvrage édité grâce aux crédits ouverts au titre de ce qui s’appelait alors : « Caisse Nationale des Lettres », que ce premier ouvrage fut un recueil de poèmes de Sabine SICAUD.

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