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« Sabine Sicaud 1913-28 », par A.-M. Gossez 1
In Bulletin mensuel de la poésie en France et à l'Étranger
N° 12, 25 mars (1938)

          On a noté cette propension que les enfants montrent pour le lyrisme. En ses préfaces à « La Poèmeraie », à « L'Arc en Fleur », anthologies ad usum delphini, Armand Got y insiste. Dans la suite immédiate de leur âge, les jeunes gens sont accaparés par les nécessités pratiques, obnubilés par un enseignement d'abord attentif aux applications mécaniques, aux expériences chimiques.  On éloigne de cette sorte l'appétence littéraire, le désintéressement même scientifique, aussi le besoin de méditation.
          Rares d'entre cette jeunesse ceux qui persistent dans leur premier goût, plus infime le nombre d'entre eux qui se réalise.  Demeurent seul les plus résolus dans le besoin de s'exprimer, d'extérioriser leur émotion.  On a pu éditer maints poèmes « puérils », exposer dessins et peintures d'enfants : qui a suivi plus avant ces jeunes auteurs ou artistes pour dire ce qu'ils sont devenus ?
          D'entre ces pré-adolescents doués, sensibles à l'art, Sabine Sicaud est l'un, sans plus, pleinement normal, chez qui le goût inné s'est poursuivi jusqu'au bout, mais hélas, un peu moins loin que la quinzième année. Elle eût continué au delà, je le crois, sans l'interruption fatale.
          Son exemple se situe tout à fait hors des psychites troubles et des morbidesses pathologiques. Elle aura été une petite fille saine de corps et d'intelligence, sensible à la vie en ses apparences les plus directes et les plus subtiles, tout éprise de joie, de tendresse, de santé.
          Ce caractère de la fillette avait frappé Anna de Noailles quand elle présentait aux lecteurs les Poèmes d'enfance : « Mademoiselle Sabine Sicaud a un beau visage grave, tranquille, offert aux spectacles du monde comme un miroir ambré. L'oeil lui-même, qui voit exactement et curieusement toute chose, est une sombre liqueur rêveuse. Ce regard et ces traits émouvants attestent une âme contemplative, mais rien ne décèle l'habile et malicieux démon qui, pourtant, dicte au jeune poète ces vers incisifs et pittoresques... La nature et la vie nous sont livrés par cette enfant avec une gentillesse et un talent extrême. » Un peu plus tard, Claire Charles-Géniaux confirme et précise pareille impression : « Elle n'a rien d'une enfant maladive ; tout en elle a les apparences de la santé : le jeune corps robuste, le visage fermement modelé, doux comme un fruit et couleur de fleur. Aucun obscur pressentiment dans cette âme déjà ouverte à la beauté du monde et qui la restitue dans l'harmonie ailée de ses vers. Elle n'est point mystique... La vie lui apparaît un présent si magnifique qu'elle plaint tout ce qui est destiné à périr. » Et Sabine Sicaud elle-même est prise au piège, et devra un jour confesser : « Captivante santé, ma santé méconnue... dis-moi pourquoi... ou si c'est ta revanche et parce qu'autrefois jamais, simple santé, je ne pensais à toi... »
          Ces témoignages précieux des renseignements précis les complètent. Son jeune frère m'assurait que la maladie qui la saisit ne fut ni d'ordre cérébral, ni pulmonaire ; durant huit mois de souffrance rhumatismale, elle a gardé, et jusqu'au bout, une entière lucidité. Les derniers jours seulement, son culte presque païen pour la vie et pour la joie reçut l'ombre d'un espoir en une survie de l'au-delà... À une minute extrême, la grâce touchait une robuste et pure enfant qui avait passonnément joué tout son âge au paradis terrestre.
          Cette enfant saine est aussi poète. Quelques documents que je tiens de sa mère permettront sans doute de comprendre pourquoi elle l'est devenue au cours de sa radieuse jeunesse.
          Sabine Sicaud est née le 23 février 1913, en Bas-Quercy, au bord du Lot, près du Périgord blanc, et à proximité de Villeneuve-sur-Lot, dans une propriété de sa famille : La Solitude. Elle y passa toute son enfance, sa vie. Paradisiaque « Solitude » pour quoi un fragment de poème — écrit en 1926, elle a treize ans — nous confie sa prédilection :

Solitude... Pour vous cela veut dire seul,
Pour moi — qui saura me comprendre ?
Cela veut dire : vert, vert dru, vivace tendre,
Vert platane, vert calycanthe, vert tilleul.

Mot vert. Silence vert. Mains vertes
De grands arbres penchés, d'arbustes fous ;
Doigts mêlés de rosiers, de lauriers, de bambous
....................................................................
Un mot vert... Qui dira la fraîcheur infinie
D'un mot couleur de sève et de source et de l'air
Qui baigne une maison depuis toujours la vôtre,
Un mot désert peut-être et desséché pour d'autres,
Mais pour soi, familier, si proche, tendre, vert
Comme un îlot, un cher îlot dans l'univers ?...

          Dans ce jardin, une petite fille aux yeux bleus, aux cheveux blonds — qui resteront châtain clair — et qui joue, et regarde, et respire ; toute sensible au vent et aux couleurs, à la lumière et à l'ombre, à tous ces événements proches qui, les premiers, l'ont faite poète... Mais aussi un goût plus ou moins momentané de lectures, plus tard de la lecture de poètes.  Le milieu familial, en outre, s'y prête. Sa mère n'écrit-elle point à Paris dans des journaux ? Son frère ne fera-t-il pas, un jour, maintenant, du reportage touristique ? Et puis, il y a le passé. Un passé dont elle est si friande qu'elle en composera un « Album de famille », dont elle rassemble les traits entiers vivants dans les mémoires et ressuscite les images effacées et dont les noms tintinnabulent à ses oreilles comme le cliquetis des bijoux anciens. « Je me fais conter leur histoire et je découvre toujours que la fin de leur vie fut triste, nullement par leur faute, non ; elles semblent avoir été punies de leurs qualités : Aurore, si douce, Élisabeth, délicieuse ; Tamaïe, d'un coeur sauvage (par contre Imbertoune, autoritaire, et Marianne qui terrorisait les servantes, furent récompensées. Cela donne à réfléchir...) ».
          À nous aussi et à retenir ces éléments de romancier en puissance que comporte ce jeune esprit : sonorité voluptueuse des noms retenus (et ceux des servantes qu'elle énumère ensuite) ; notes exactes et brèves du caractère de chacun ; réflexion finale sur les injustices du destin.
          Mais deux portraits plus poussés, ceux des grands-pères, accentuent encore cette disposition frappante. Oyez :
          « Pendant que nous montions la côte dans le tonneau, X... nous a parlé du père de Madame Élisabeth (arrière grand-mère de S.S.). C'était passionnant. Il nous semblait voir l'habit bleu barbeau, le chapeau tyrolien et le jabot de dentelle. Il était petit et portait de hauts talons. Il montait de très grands chevaux, l'un noir, Barzignan, l'autre blanc, Arzane. Il dansait, chantait, peignait, composait des comédies en vers et en prose, s'était improvisé maître de ballet dans un pensionnat de demoiselles et jouait du violon. Il en joua tout le long du chemin quand il s'en fut à Rome : c'était un voeu qu'il avait fait pour expier sa conduite envers sa jeune femme, Aurore, qui pleurait souvent. (Avec ses airs de violon, il payait les auberges). Il avait une grande réputation de médecin : on venait le chercher de loin ; et il avait tellement d'esprit que les histoires qu'il racontait sont encore célèbres. Mais il se faisait payer « en nature » par les gens du pays, en blé par le meunier ; en rubans par la mercière ; en poisson par le pêcheur, et cela réservait bien des surprises à la famille. Une fois, après une maladie grave du charron, il lui commanda un carrosse et le charron voulut si bien se distinguer qu'il réussit un carrosse deux fois plus large que les chemins où l'on passait alors. L'arrière grand-père continua ses visites à cheval, et le carrosse finit en cage à poules devant la tour de la Tite. La Tite était sa maison de campagne et se composait uniquement d'une tour sur le colline de C. (Lot et Garonne), entourée de fossés où vivait un bouc (paiement du chevrier, je pense). L'escalier de la tour, transformé en bibliothèque, avait des rangées de livres, de marche en marche, jusqu'au sommet, et je ne sais plus ce qu'on trouvait sur la plateforme. Quand il eut quatre-vingt ans, l'arrière grand-père estima qu'il avait assez fait de médecine et que le droit serait plus intéressant. Il prit ses inscriptions à la Faculté de Poitiers... et les étudiants de cette époque parlèrent jusqu'à leur mort de ce délicieux petit vieux plus jeune qu'eux tous et qui racontait des choses si divertissantes... »
          Et voici l'évocation de l'autre aïeul :
          « Monsieur Docteur habitait la Dordogne et regrettait la Gironde. Il était médecin et regrettait de n'être pas vigneron. Ses parents avaient de grands vignobles sur les collines de Plassac. Sa soeur, Mme Apollonie, sa mère et ses parentes, étaient des sortes de géantes, bourgeoises, catholiques, ayant chacune son curé au séminaire. Monsieur Docteur en était devenu presque mécréant. Son frère, médecin à Bordeaux, l'était tout à fait. Madame Loïde, femme de Monsieur Docteur, n'y pouvait rien mais obtint de faire élever le « petit Gaston » au collège des Pères, de Bazas, ce qui donna un résultat auquel elle ne s'attendait pas du tout. Sa famille à elle était originaire de Riom ; son frère se nommait Phédonis, sa belle-soeur Émaïr. Mais ceci est une autre histoire.
          Leur villa était entourée de cèdres et la petite rivière du Dropt, derrière, était célèbre par ses carpes bleues...
          Mon grand-père d'ici s'effaça tout d'un coup, l'année de la guerre. Il y aura un chapitre pour lui. Il avait les yeux bleus et une âme ravissante. Il fut le poète dessinateur du jardin et construisit la grotte, pierre par pierre, avec de petits rochers à figure qu'on apportait des bois de la « Citadelle » dans des charrettes à boeufs. »
          Il a fallu faire ces citations un peu longues — non à cause d'elles-mêmes, ni à cause des modèles — seulement pour marquer la projection qui se produit de ces images dans le juvénile esprit. Et elles suffisent à montrer la cause initiale et intérieure — fantaisiste et généreuse — du don poétique — voyez au style et voyez aux poèmes — du don littéraire plus complet qu'ils ne montrent.
--ooOoo--

          Un jour enfin, on a sorti Sabine Sicaud de « La Solitude ». Elle n'a peut-être pas obéi tout à fait sans regret et sans résistance. Mais enfin lorsque ses poèmes eurent été couronnés à Agen puis à Paris, il lui fallut voir le monde. Du jury d'Agen était le romancier-académcien Marcel Prévost ; de celui de Paris, Jean Richepin, Anna de Noailles et son interprète fut Segond-Weber.
          Je n'ai pour les jurys de tout ordre une révérence extrême. Celui de Paris présente des particularités qui méritent quelque attention. Une revue, que dirige encore M. Octave Charpentier, Poésie — elle a donné des fascicules appréciés — avait organisé en 1923 des Veillées sous l'égide au nom désuet de Jeux Floraux de France. On adressa plus de 500 poèmes aux auditeurs. Cent et cinquante furent retenus et présentés quinze par quinze en dix soirées pour un choix unique chaque fois. Ce n'est point le lieu de discuter de cette conception semi-démocratique d'apparence. Mais de retenir un fait : au bout de la décade on établit le classement. Des poèmes le premier, le cinquième et le dixième finalement retenus portaient à l'ouverture des enveloppes une même signature, celle de Sabine Sicaud. Des autres, il semble que deux au moins ne furent pas indifférents : le second, une page poignante de Mme Gisèle Vallerey, Stérilité volontaire, du huitième, les épigrammes subtiles d'un provincial parnassien, André Jurénil.
          Des trois poèmes, laurés ce jour-là, de Sabine Sicaud, le texte se retrouve dans Poèmes d'enfance en l'un des « Cahiers de France » qui paraissaient à Poitiers et à Paris vers ces temps, ce sont : « Matin d'automne », « La chatte et son fils », « Le cytise » tout pleins de cette ferveur vitale que chacun lui reconnut et qu'elle prélevait au « Paradis terrestre de son jardin » ; témoignages du même amour frénétique de la vie qu'on retrouve dans « Le petit cèpe » ou « Les pèlerins de la dune » et partout : « Ô patriarches, — Verts pèlerins de sable roux, — Pèlerins vers je ne sais où, — C'est bien vous qui marchez, c'est vous — qui faites, sous mes orteils, frémir la dune... »
          Mais il y a d'autre enseignement à prendre de ces juvenilia. Le plus marqué est dans « La paix », évocation d'un enfant né avec la guerre ; il marque sur les temps et les hommes une méditation généreuse où d'autres poèmes inclinent dans des symboles semblables mais moins directs. Par le don de personnification qui pénètre chaque poème, de vie humaine décernée à tous objets, à tous êtres, cette pitié s'affirme dans « La châtaigne », qui est bien pareille au soldat tombé et qui s'abandonne : « N'enviez pas larme qui tue ou blesse, — l'arme ouverte ou cachée, à l'affût, — qui se mouille de sang ».  Pitié pour la souffrance qui provient moins directement du même appétit de vivre : « Je pressens déjà ces choses tristes, la vieillesse, le ralentissement, l'ennui... J'attends — dit une graine — de tomber toute seule et de germer peut-être. — Je veux être... » Et ailleurs une espèce de conformisme l'empreint, la gêne que lui causerait le phénomène, l'artificiel ou l'anormal quand elle se penche sur « La rose bleue » : « Ne devinez-vous pas qu'être une rose bleue — C'est être seule et triste... Et le secret de ton odeur perdue aussi, je le dirais... »
          Ce sentiment pour la saine et droite nature reparaît ailleurs : « Des livres, soit... » mais comme elle leur préfère le jeu dans le parc, la randonnée dans la campagne, ou peut-être seront-ils, l'hiver, un pis-aller, à quoi cependant préférer « un brin de houx », un « grain de givre »... et plutôt qu'un poème encore elle élira une heure de l'été, ou n'importe quelle chose, plus évocatrice, départ plus tangible pour l'invention imagée ou rythmique que le mot, déjà sucé par un autre...
          Cependant elle aime des poètes. Elle parcourt les gazettes littéraires, demande d'après une citation tel livre ou tel autre. Émile Verhaeren ? oui ; Francis Jammes ? tout autant. Il y paraît à telle tournure, tel mouvement du vers... Mais tout ceci, idées, préférences, sont d'une fillette dans sa onzième année, au plus tard. On ne doit pas négliger de le rappeler. D'une fillette qu'émerveilla aussi le cinéma « Art muet, soit... n'ajoute rien. Tu l'aimes... pour ce bon rire, conquis — sur toi-même, c'est le meilleur d'eux-mêmes — qu'ils te donnent... Regarde ce miracle : un film qui passe... » Et de se vaincre de sincérité puisque : « Tu l'aimeras, quoi que tu dises, l'art vivant — Qui t'offre son visage neuf et son langage — Ses ralentis, ses raccourcis, tous ses mirages... ». Il semble qu'elle se décide à l'exprimer et derrière lui la vie moderne manifestée dans « Le funiculaire », « Bonnets de bain », l'avion ou le simple chemin de fer...
          Aussi des noms d'auteurs se révèlent : elle dit Jasmin, son compatriote occitan, Selma Lagerlöf ; elle montre son goût des peintres et les désigne : vieux Corot..., doux Puvis de Chavannes..., mystérieux Carrière, Henri Martin « épanoui... dans la lumière... ». Elle les a vus aux musées, à Toulouse, à Bordeaux, Paris peut-être. Elle les choisit. Mais quand on les présente, à Paris aussi, au public, aux grandes dames, elle dit avec un reproche : on avait promis de me laisser tranquille.
--ooOoo--

          Les portraits de ses « gens », les paysages de son pays, marquent des possibilités attrayantes de prosateur, de romancier psychologue, provincial, familial, doublé par l'amour des vocables doux ou sonores, dont elle suce la saveur.
          Elle laisse d'autres fragments : des poèmes en prose. Et ses derniers poèmes.
          Je ne les connais pas tous, mais on a eu assez de bienveillance pour m'en communiquer quelques-uns. 
          Dans les poèmes en prose furète un attrait du mystère qui enveloppe une ardeur contenue, une tendance à sympathie, attachement, amitié, pénétration :
          « Ne parle pas d'absence, toi qui ne sais pas. Mets seulement ta joue contre la mienne. As-tu jamais interrogé la porte qui doit s'ouvrir pour le retour, et désespéré... Serre-moi plus fort. Nos deux ombres séparées que deviendraient-elles ? »
          Phrases d'ordre objectif pleines de compréhension ou de pressentiment. Et encore : « Ce soir, être ensemble, un point, c'est tout ». Ou bien : « Vassili, Vassili, parce que tu as froid ce soir, ne nie pas le soleil ». Et puis : « Ne t'éloigne pas de la fenêtre, disait l'Oiseau bleu. Même si tu ne m'entends pas, je suis toujours sur l'arbre. Les rasoirs ont tranché mes pieds, disait-il, non mes ailes ». Et cette sorte d'attention inquiète : « ...il est aveugle. — Alors, attends qu'il parle. — Et s'il ne parle pas ? — Alors, touche sa main. — Et s'il la retire ? — Alors dis-lui les mots que nous savions dans l'île. »
          On voit mal où l'on nous conduit. Mais quelque part, certes, dont n'avait peut-être pas encore en soi toute la conscience.
          Brusque la maladie survient. Le mystère s'efface affronté à la douleur ; le goût de l'image poétique s'atténue. Mais le besoin d'extérioser se confirme, et se dépouille de tout artifice.
          Alors des cris - coupés d'espoir. Et puis la mort.
          La poésie, malgré la souffrance, l'habite ; dont son enfance vécut le charme ; dont sa souffrance jeta son cri lyrique.

À noter :
Cet article est suivi d'extraits de l'oeuvre de Sabine Sicaud.
I. Poèmes d'enfance : « Le petit cèpe », « La paix » (tirés du recueil Poèmes d'enfant - 1926).
II. Poèmes posthumes : « Maladie », « Jours de fièvre », « Printemps », « Aux médecins qui viennent me voir » (tirés des carnets de Sabine Sicaud, et repris par François Millepierres dans Les poèmes de Sabine Sicaud - 1958).

1 Alphonse-Marius GOSSEZ est né le 27 mars 1878, à Lille. Poète, critique littéraire, historien et écrivain régionaliste, il a fondé et dirigé plusieurs revues et journaux. Il a été l'auteur de nombreuses études historiques portant sur l'époque napoléonienne.
         Gossez a également publié plus d'une vingtaine de recueils de poésie, dont Du soleil sur la porte (Mercure de France, 1905), et a colligé plusieurs anthologies de poésie dont l'Anthologie des poëtes du XXe siècle (Tome I - Figuière, 1929 ; Tome II - Figuière, 1936). Le plus souvent ses poèmes sont en vers libres. Il a mené une longue lutte pour faire reconnaître la liberté du vers. Il écrivait : « Au vers libre, toutes les libertés ! même celle de n'être pas libre, momentanément. »
         Gossez a été titulaire de la Légion d'Honneur. Il est décédé en 1940.
         Vous pouvez lire trois courts poèmes de Gossez en cliquant >>>ici<<<.

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