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Non, pas une glycine. Au lieu de grappes mauves,
Ce sont des grappes d’or…
On dirait des pendants d’oreilles de jadis, en bel or fauve…
Ou des pastilles d’ambre, ou les confetti d’or
Qui joncheraient, pour un grand mariage,
Le tout petit sentier… C’est le décor
Où des torches s’allument. Vois flamber le paysage !

Survient le vent.
Et c’est une cascade lumineuse de topazes,
Un long feu d’artifice, un jet d’eau qui s’embrase,
Un quatorze Juillet de mai ! Vois, dans le vent,
La joie ardente du printemps !

Pas de canons, d’ailleurs, ni de Bastilles prises.
C’est la fête rustique du Cytise.
En cheveux de soleil,
– Papillotes. Jeune perruque ébouriffée –
Le Cytise s’éveille. Il est pareil
À quelque page blond sortant d’un magique sommeil.

Il fut un arbre mort – et le voici pareil
Au Printemps même, secouant sa tête ébouriffée…
Lancés par la main d’un Génie, ou par les fées,
C’est l’éparpillement de petits sabots jaunes, si légers,
Si menus et vernis, qu’ils émerveillent
Le vieux cyprès bourru, chaussé de brun. Et les abeilles
Vont et viennent, avec ce bruit que l’on entend dans les vergers.

Et moi, comme toi, vieux cyprès, je m’émerveille
Longtemps, devant cela, que nul ne semble voir,
– Sauf nous deux – le jeune cytise en fleurs, au bord du soir.

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Note : Couronné par le public,
jury des « Veillées de Paris », au concours
des
Jeux Floraux de France, 1925, ce poème obtient le dixième prix.

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